L’ histoire de la Brasserie Brucke


Article de la « Guide sur les brasseries artisanales de Suisse romande » 2016-2017

Brian, le fondateur de la brasserie Brucke, est un amateur de bières blanches originaire de Mendrisio au Tessin.  Il connaît par cœur les nombreuses histoires qui entourent le célèbre « Pont du Diable », situé au Gothard. Alors qu’il imagine la « Teufelsbrücke », une brasserie conceptuelle pour un groupe d’amis, il lui prend l’idée de fonder sa propre brasserie. Un défi qui tend à démontrer qu’aucun pont n’est infranchissable.

Brian travaille pour une prestigieuse manufacture horlogère suisse,  il habite dans un charmant immeuble situé à Etoy. En 2014, il commence à brasser dans sa cuisine et tente de reproduire une bière au thé vert, une boisson qu’il avait eu l’occasion de déguster au Japon. Le résultat étant jugé satisfaisant, il crée la « Japanese Blend », puis poursuit l’aventure.

L’année d’après, il fait l’acquisition d’un « Braumeister » de 50 litres et d’un fermenteur en inox de 110 litres. Dès lors, il élabore ses propres recettes et réalise ses premiers brassins, pour donner naissance à la « Old Belgian Wit », une bière blanche aux écorces d’oranges et à la coriandre séchée ; ainsi qu’à la « Caramel Creation One », une bière blanche au léger goût caramélisé, composée de trois malts et de trois houblons différents.

Au mois d’août 2015, il profite de ses vacances pour réaménager sa cave. Il refait le sol, assainit et repeint les murs, puis installe définitivement sa brasserie au sous-sol.

A ce jour, sa gamme est constituée de huit bières, toutes brassé a partir du blé, dont trois nouvelles créations, comme la « Pumpkin Wit », une bière blanche à la courge; la « Dubbel Dark Oak », une bière noire vieillie en fût de chêne, baril dans lequel était contenu un whisky fumé ; et la « Orangen-Dunk », une Dark Dunkelweizen, réalisée avec une pointe d’orange.

Précis, méthodique et minutieux, Brian prend soins de consigner toutes les étapes de fabrication de ses produits. Réglé comme du papier à musique, ce passionné de guitares s’est même constitué un véritable laboratoire, où il développe déjà les bières de demain. Aujourd’hui, soutenu et assisté par sa compagne Nadia, il dispose d’un stock suffisant et parvient à garder le rythme, à la manière d’une montre suisse…

 

Sylvain Fazan

Aout 2016

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